Ils ont tué Jaurès ! : Bienvenue

Il y a cent ans,  le 31 juillet 1914, mourrait Jean Jaurès, grand leader socialiste et défenseur du "petit peuple"...

Vendredi 31 juillet 1914 à 21 h 40, alors que Jean Jaurès dîne au café du Croissant, rue Montmartre, à deux pas du siège de son journal, L’Humanité, l''assassin tire deux coups de feu... le leader socialiste s’effondre, mortellement atteint.

À cinquante-cinq ans, Jean Jaurès était la principale personnalité du mouvement socialiste français et une personnalité célèbre.

Quelques jours plus tôt, il agissait encore afin d'éviter la guerre mais le 30 juillet dans l’après-midi, il apprend que la Russie mobilise.
 
Le 31 juillet au matin, la presse parisienne unanime voit l’Europe « au bord du gouffre », on commence à parler de mobilisation.
 
En fin de journée, Jaurès se rend au siège de son journal pour préparer un article de mobilisation antiguerre. Auparavant, il sort dîner au café du Croissant. Il est assis dos à la fenêtre ouverte, séparé de la rue par un simple rideau.
 
Observant depuis la rue la salle du café où il avait repéré que Jaurès dînait habituellement, l’assassin tire. Jaurès est tué sur le coup. Raoul Villain, étudiant en archéologie est un nationaliste. Il est arrêté et déclare avoir agi pour « supprimer un ennemi de son pays ».
 
Depuis de longs mois, la presse nationaliste s’était déchaînée contre les déclarations pacifistes de Jaurès et le désignaient comme l’homme à abattre.
La population eut généralement une réaction de tristesse face à un évènement qui venait symboliser le basculement dans l’incertitude.
 
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Le 1er août à 16 h 25, la mobilisation commence. Certains des antimilitaristes les plus irréductibles basculent. Ainsi, le journal Le Bonnet rouge, titre : « Jaurès est mort ! Vive la France ».
 
Le 4 août au matin, les obsèques officielles de Jaurès sont célébrées. Léon Jouhaux, le secrétaire général de la CGT, y lance un appel aux armes.

« Jaurès a été notre réconfort dans notre action passionnée pour la paix;
ce n’est pas sa faute si la paix n’a pas triomphé. »

Le 26 août, un gouvernement d’union nationale est constitué. Les socialistes, dont le vieux leader révolutionnaire Jules Guesde ou les proches de Jaurès y participent.

Villain est incarcéré en attente de son procès, organisé en 1919 dans un climat d’ardent patriotisme. Il est acquitté, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie. La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens, elle doit payer les frais du procès ! En réaction, Anatole France écrit :

« Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Un verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime.
Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! »
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Entre 1921 et 1924, plus de sept statues en hommage à Jaurès avaient été inaugurées dans diverses villes de France. Le 3 juin 1923, lors de l’inauguration de celle de Carmaux, Édouard Herriot suggère au gouvernement le transfert de ses restes au Panthéon.

La cérémonie, aura lieu le dimanche 23 novembre 1924.

La veille de la cérémonie, le cercueil est acheminé d’Albi en train jusqu’à Paris, accompagné des mineurs de Carmaux.
Le dimanche 23 novembre 1924, sa dépouille est conduite au Panthéon, en cortège officiel auquel participent les mouvements politiques de gauche. Les journaux parlent alors d’une foule de 80 000 à 100 000 personnes...

Source : Wikipédia, compilation.

 

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par admin jean-jaures-vieux-conde le 11 oct. 2014 à 21:14

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